Rédacteur: Mike Nowosad
Éditeur: Jim Dairymple

Sur Ia scène de Ia conservation du patrimoine génétique

Bulletin d'information de la Fondation canadienne
des ressources génétiques des animaux de ferme

P.O. Box 3027, Brighton, Ontario, Canada, KOK 1HO

Volume 1-5

Automne 2003

Message du président

La présente édition fera état des progrès significatifs dans notre objectif visant à mettre sur pied un Centre canadien pour la conversation du matériel génétique du bétail et de la volaille. À titre de président, je désire remercier Agriculture et Agroalimentaire Canada ainsi que nos membres et nos directeurs qui ont aidé la Fondation dans cette mission. J’aimerais notamment offrir mes remerciements à notre ancien président, Donald McQueen Shaver, dont les efforts infatigables ont été en grande partie responsables de ces récents développements.

Son travail avec le ministre et le sous-ministre d’Agriculture et Agroalimentaire Canada est inestimable et a contribué à attirer l’attention sur ce grand vide dans les programmes canadiens reliés au bétail et à la volaille. Sa contribution à la conservation du matériel génétique de la volaille est aussi exceptionnelle en ce qu’elle a permis de maintenir une quantité de lignées d’élevage uniques qui sont présentement en voie de transfert à la station d’AAC à Agassiz, C.-B.

Gloire à toi, Don!

Roger Buckland, président

DANS CE NUMERO

La Fondation commence à voir le résultat de ses efforts
La stratégie globale de la FAO pour la gestion des ressources génétiques des animaux de ferme
Joignez-vous à la Fondation maintenant!
Pourquoi sommes-nous préoccupés par la préservation de l’information sur les races de bétail mineures ou relativement peu connues ?
Valeur aviaire et laitière des souches alternatives
Banque scandinave de gènes d’animaux de ferme
Assemblée des directeurs et assemblée annuelle de CFAGRF

La Fondation commence à voir le résultat de ses efforts!

Quatre directeurs de la Fondation ont participé à une réunion du comité consultatif multilatéral à Ottawa à la fin de juillet. La rencontre avait été convoquée par Agriculture et Agroalimentaire Canada dans le but d’entamer le processus visant à mettre sur pied un Centre canadien pour la conservation du matériel génétique du bétail et de la volaille.

Le président de la Fondation, Roger Buckland, a coprésidé la réunion avec Steve Morgan Jones, directeur des programmes d’innovation et de renouvellement d’AAC. Le comité consultatif multilatéral est composé de :

Le but de la rencontre était d’en venir à une entente sur le contenu d’un projet d’entreprise à être soumis à la direction d’AAC en cours d’année. Si tout va bien, les plans visant à établir le Centre devraient être en place en 2004.

Le Centre sera responsable de tous les aspects reliés à la conservation du bétail et de la volaille au Canada. Cela inclut le développement d’un système de collecte de données (très probablement basé sur l’adaptation d’un système existant) et la création d’un inventaire à jour des stocks actuels, à la fois commerciaux et rares.

Le Centre effectuera des recherches tout en étant responsable de la maintenance du matériel génétique par cryopréservation.

Une grande importance sera accordée aux efforts de collaboration et de coopération avec AAC, les universités et le secteur privé. Le comité a exprimé une préférence à l’effet que le personnel soit localisé dans un centre existant plutôt que de procéder à l’établissement d’une nouvelle entité.

Il est initialement prévu qu’une équipe de trois scientifiques formera le « noyau » du Centre. Les emplacements considérés sont localisés en Saskatchewan et au Québec. On espère que l’équipe scientifique sera éventuellement composée de huit ou neuf personnes, incluant un agent de liaison qui travaillera avec les associations de race et les producteurs et fournira des conseils pratiques aux propriétaires d’espèces rares ou exotiques animales ou aviaires.

Il est prévu que l’équipe complète sera formée d’une combinaison d’employés d’ACC et de professionnels universitaires et que certains d’entre eux seront surtout financés par l’industrie.

Les disciplines concernées incluront :

La priorité sera accordée au développement d’une base de données et à l’inventaire. Ce n’est qu’une fois ces étapes complétées que le personnel du Centre sera en mesure d’établir les priorités en matière de préservation et/ou de sauvetage d’urgence.

Alors que la conservation du matériel génétique est la première priorité, il est reconnu que toute la technologie reliée à une cryopréservation efficace n’est pas encore disponible. Par exemple, la congélation de semence aviaire est possible, même si les taux de récupération ne sont pas toujours bons. Mais la congélation des embryons n’est pas possible à cause de la fixation du blastoderme à la cellule vitelline qui, lorsque l’embryon est congelé puis décongelé, perd sa structure. De la même façon, chez certaines autres espèces, la congélation des embryons donne des résultats peu satisfaisants et exige des recherches plus poussées.

Cette initiative canadienne fait suite à celles déjà prises dans plusieurs autres pays, notamment les États-Unis. On s’attend à ce qu’il y ait une synergie entre les programmes canadien et américain. Le programme américain a une unité de cryopréservation à Fort Collins CO, où plusieurs employés de recherche travaillent ainsi qu’à d’autres endroits au pays. Lorsque le centre canadien sera opérationnel, il facilitera la conformité avec les politiques de la FAO et contribuera à la préparation de l’inventaire canadien qui sera inclus dans un inventaire mondial de ressources génétiques animales.

Dans ce numéro

La stratégie globale de la FAO pour la gestion des ressources génétiques des animaux de ferme

La stratégie globale de gestion des ressources génétiques des animaux de ferme sous l’Organisation pour l'alimentation et l'agriculture offre une structure technique et opérationnelle visant à aider les pays, incluant :

L’intervention du Canada est sous la direction du Dr Roy Crawford, président, et du Dr S.K. Ho, secrétaire technique. Dr Crawford est basé à l’Université de la Saskatchewan alors que Dr Ho travaille à Agriculture et Agroalimentaire Canada à Ottawa. Un comité travaille à développer l’intervention du Canada auprès de la FAO.

Plus de 180 pays collaboreront à cette initiative qui évaluera les populations d’animaux et de volailles, leur origine, leur effectif, le statut de risque, leurs critères de performance et leur morphologie. L’information obtenue à ce jour est accessible par le biais des « liens » du site web de CFAGRF.

Dans ce numéro

JOIGNEZ-VOUS À LA FONDATION!

La Fondation canadienne des ressources génétiques des animaux de ferme vous encourage à joindre ses rangs et à appuyer son initiative visant à augmenter la sensibilisation et le soutien à la conservation des ressources génétiques des animaux de ferme et aux développements technologiques qui y sont reliés.

Adhésion individuelle

Or
Argent
Bronze
150.00 $
100.00 $
  50.00 $

Adhésion corporative

Or
Argent
Bronze
1,000.00 $
   500.00 $
   100.00 $

Envoyez votre chèque payable à :
Fondation canadienne des ressources génétiques des animaux de ferme
P.O. Box 3027, Brighton, Ontario K0K 1H0

Pourquoi sommes-nous préoccupés par la préservation de l’information sur les races de bétail mineures ou relativement peu connues?

Y a-t-il une raison justifiant la préservation des races mineures de bétail? Pourrait-il y avoir une plus grande amélioration s’il y avait moins de races? Prenons la race Holstein. Alors que la Holstein a un net avantage sur les autres races quant à la production de lait entier, cet avantage vient d’une alimentation basée sur des niveaux élevés de grains céréaliers et de prix qui favorisent une teneur peu élevée en solides du lait. Un changement draconien dans un de ces facteurs pourrait réduire l’avantage de la Holstein.

Dans ces conditions, il est possible qu’une race qui est présentement en voie de disparition ou rare, telle que la Dutch Belted qui démontrait une excellente capacité de production de lait dans un environnement de pâturage au début des années 1900, se retrouverait au premier plan. En Australie, des races composites telles que la Australian Friesian Sahiwal ont des niveaux de production de lait plus élevés que la Holstein dans les régions tropicales de ce pays. Un autre exemple pourrait être le besoin accru pour une résistance naturelle aux maladies et aux parasites si un antibiotique ou un autre traitement présentement utilisé n’était plus disponible ou efficace. Un exemple de ce genre pourrait être la résistance naturelle à des parasites internes de certaines races de moutons.

Si les anthelminthiques devenaient restreints ou coûteux, une race telle que la Gulf Coast Native, gravement en voie de disparition, pourrait être d’une importance critique pour l’industrie ovine grâce à la résistance aux parasites qu’elle a développée par sélection naturelle. Dans plusieurs cas, la diversité génétique devrait être maintenue pour aider à faire face au défi potentiel résultant de changements dans les ressources pour la production et les exigences du marché.

(Tiré de Breeds of Livestock – Department of Animal Science-Oklahoma State University
http://www.ansi.okstate.edu/breeds/)

Dans ce numéro

 

Valeur aviaire et laitière des souches alternatives

Dr Odd Vangen, Université de la Norvège

Au moment où l’élevage international de la volaille est centralisé dans quelques compagnies d’élevage, l’uniformité dans les objectifs et les stratégies d’élevage menace la diversité animale locale. De plus, tous les programmes d’élevage sont basés sur des potentiels de production d’animaux en cage. À l’époque où la production en cage était interdite au Danemark, une race hybride de pondeuses au sol à production élevée, la Skalborg Hybrid, a été développée. Aussitôt que l’interdiction danoise sur les systèmes de cage a été levée en 1979, l’intérêt a disparu en même temps que cette lignée. Aujourd’hui, si l’excellente pondeuse au sol Skalborg avait été conservée, cet environnement de production aurait constitué un avantage. Toutefois, après de nombreuses générations de sélection dans des conditions de production en cage, les animaux sont probablement moins aptes à la production au sol.

Il sera plus important pour l’avenir de la diversité animale nationale qu’une variété d’environnements de production soit incluse dans les stratégies d’élevage et qu’un plus grand nombre de compagnies avec des stratégies d’élevage différentes soient opérationnelles.

Il y a aujourd’hui deux activités principales sur la scène mondiale de l’élevage animal : l’internationalisation du travail d’élevage et la préoccupation de perdre une variation génétique à l’intérieur des races et d’une race à l’autre. Les races disparaissent à cause des nouvelles technologies, de l’industrialisation de la production alimentaire et de croisements non essentiels.

Dans l’élevage des bovins laitiers, il y a beaucoup moins de matériel génétique présent dans les races alternatives ; cette espèce est donc soumise à une plus grande pression que la volaille.

Dans ce numéro

Banque de gènes d’animaux de ferme en Scandinavie

Dans le programme nordique sur les banques de gènes, il est cité que « le bétail nordique fait partie de notre héritage culturel et est une base vitale pour l’avenir de l’agriculture et les choix des générations à venir. Nous devons sauvegarder le matériel génétique de nos animaux domestiques dans le but de :

Assemblées de la Fondation canadienne des ressources génétiques des animaux de ferme

Assemblée des directeurs

Le lundi 29 septembre 2003 à 9 h 30

Édifice K.W. Neatby, Ferme expérimentale centrale
Salon C
Ottawa, Ontario

Assemblée annuelle

Le lundi 29 septembre 2003 à 13 h 30

Édifice K.W. Neatby, Ferme expérimentale centrale
Salon C
Ottawa, Ontario

Ordre du jour

  1. Mot de bienvenue du président – Dr Roger Buckland
  2. Procès-verbal de l’assemblée annuelle 2002 – Ottawa, le 19 novembre
  3. Rapport du trésorier – Robert Chicoine
  4. Rapport du vérificateur –
  5. Rapport multilatéral de AAC – Dr Steve Morgan-Jones
  6. Rapport du plan de communications CARD – Jim Dalrymple
  7. Rapport du projet RBC/CFAGRF – Ted Lawrence
  8. Rapport d’activité de CFAGRF à la fin de l’exercice financier – Jim Dalrymple
  9. Affaires nouvelles
  10. Levée de l’assemblée

Conserver les races d’animaux de ferme canadiennes

Jim Dalrymple, Services de technologie du bétail, Brighton

L’agriculture moderne a appliqué la science de la génétique et de l’élevage à la production d’animaux de ferme efficaces et à production élevée. Ce processus a mené à la perte de nombreuses races et lignées animales et aviaires. Une grande partie de la variabilité génétique des animaux de ferme résulte de plusieurs races distinctes développées à l’intérieur de chaque espèce, et nombre d’entre elles sont maintenant en voie de disparition dans le monde entier. Si nous avons ce qu’il y a de meilleur, pourquoi nous préoccupons-nous de préserver la diversité génétique?

  1. Le Canada doit conserver les gènes et les combinaisons de gènes potentiellement utiles
  2. La conservation génétique permet à l’industrie de tirer avantage de la vigueur hybride (hétérosis)
  3. Réduction des plateaux de sélection
  4. Police d’assurances
  5. Raisons culturelles
  6. Recherche

La Fondation canadienne des ressources génétiques des animaux de ferme et Rare Breeds Canada sont engagés dans la conservation des ressources génétiques animales et aviaires du Canada. Pour plus d’information, veuillez visiter les sites . http://www.dad.fao.org.; www.cfagrf.com ; www.trentu.ca/rarebreedscanada.

Dans ce numéro

SOURCES D’INFORMATION

La Fondation a une grande variété de « Sources d’information » disponibles à la fois en anglais et en français pour les particuliers et les entreprises.

Préserver la diversité génétique des animaux de ferme dans le monde de haute technologie d’aujourd’hui (04/02)

Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-1

Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-2

Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-3

Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-4

Adhésions des membres

Le besoin pour une politique canadienne en matière de génétique animale (01/03)

Préserver la diversité génétique des animaux de ferme dans le monde de haute technologie d’aujourd’hui (01/03)

Conservation des ressources génétiques animales (02/03)

Les sources d’information ci-dessus peuvent être obtenues auprès de la Fondation, P.O. Box 3027, Brighton, Ontario
K0K 1H0.

 

Haut de page
Retour à la page d'acceuil