Rédacteur: Mike Nowosad
Éditeur: Jim Dairymple

Sur Ia scène de Ia conservation du patrimoine génétique

Bulletin d'information de la Fondation canadienne
des ressources génétiques des animaux de ferme

P.O. Box 3027, Brighton, Ontario, Canada, KOK 1HO

Volume 1-8

Été 2004

Message du président

Les 19 et 20 mai 2003, une réunion du comité directeur miltipartite sur les ressources génétiques animales a eu lieu à l’université de la Saskatchewan, sous la coprésidence du Dr Gilles Saindon d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) et de moi-même.

Dr Fred Silversides d’AAC a été nommé chef de projet par intérim. Dr Saindon a souligné l’engagement d’AAC dans la mise sur pied de ce programme pour la conservation des ressources génétiques des animaux de ferme du Canada et mentionné que le projet a été approuvé par le système de gestion d’AAC et qu’un budget y a été alloué. Le comité directeur avait déjà sélectionné l’université de la Saskatchewan comme le « noyau » du programme.

Un petit groupe de travail composé de Keith Flaman et Stephen Moore du comité directeur et de Peter Hunton et Robert Chicoine de la Fondation a été mis sur pied dans le but de recommander comment le comité directeur et la Fondation peuvent le mieux servir ce nouveau programme.

Lors de la réunion, l’université de la Saskatchewan a renouvelé son engagement à servir de « noyau » et à fournir de l’espace de bureau et de laboratoire, à la fois dans le collège d’agriculture et le collège de médecine vétérinaire, pour les scientifiques qui feront partie du programme. De plus, les deux collèges mettront conjointement sur pied un programme d’études supérieures dans la conservation des ressources génétiques des animaux de ferme.

Le concept de structure de « noyau » et de « rayons » a été confirmé avec la vision que les rayons pourraient inclure des universités, des organismes gouvernementaux et non gouvernementaux, etc.

Il est prévu qu’un plan de mise en œuvre basé sur le plan d’affaires sera prêt vers la fin de l’été et qu’un atelier de travail sera tenu dans environ 12 mois.

En conclusion, je suis d’avis que cette rencontre a permis de franchir plusieurs étapes positives. À titre de président de la Fondation, j’aimerais profiter de l’occasion pour remercier tous ceux qui ont travaillé fort, de plusieurs façons, pour amener le Canada à ce point. Je remercie particulièrement Agriculture et Agroalimentaire Canada pour leur engagement et leur soutien à ce programme.

Dr Roger Buckland
Président

NOUVEAUX MEMBRES DE LA FONDATION

La Fondation souhaite la bienvenue à Bioniche Animal Health Canada Inc. à titre de membre corporatif. Cette compagnie localisée à Belleville, Ontario, joue un rôle majjeur dans la reproduction et la santé de nombreuses espèces animales. La Fondation souhaite aussi la bienvenue à plusieurs nouveaux membres individuels. C’est le temps de se joindre à la Fondation et d’aider aux développements futurs des ressources génétiques animales et aviaires au Canada. Pour obtenir de l’information sur la façon de devenir membre, visitez le site web à www.cfagrf.com.

DANS CE NUMERO

De la biodiversité pour la sécurité alimentaire
Cheptel patrimonial menacé d'extinction
L'insémination artificielle augmente la production de lait
Italie - Ressources génétiques animales
Technologie de l'ADN & conservation des ressources génétiques


De la biodiversité pour la sécurité alimentaire

Source : Communiqué de presse de l’Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture – 20 mai 2004

WASHINGTON et ROME – La FAO a annoncé que le thème de Journée mondiale de l'alimentation qui sera célébrée le 16 octobre 2004 est « De la biodiversité pour la sécurité alimentaire ». La campagne de la Journée mondiale de l’alimentation/Téléalimentation soulignera l’importance de la biodiversité pour l’agriculture, la sécurité alimentaire et la subsistance rurale, particulièrement pour les populations qui vivent dans des environnements marginaux et difficiles. La diversité biologique inclut d’innombrables plantes qui nourrissent et guérissent les gens, plusieurs variétés de cultures et d’espèces aquatiques avec des caractéristiques nutritionnelles spécifiques, des espèces d’animaux d’élevage adaptées à des conditions difficiles, des insectes qui pollinisent les champs et des microorganismes qui régénèrent les terres agricoles. La conservation et l’utilisation d’une biodiversité durable est la clé de l’alimentation de près de 800 millions de personnes sous-alimentées dans des pays en voie de développement.

La biodiversité, essentielle à l’agriculture et à la production alimentaire, est menacée par l’urbanisation, la déforestation, la pollution et la conversion des milieux humides. Selon la FAO, à cause de la modernisation agricole, des changements dans les régimes alimentaires et la densité de la population, le genre humain dispose de plus en plus d’une diversité biologique agricole réduite pour ses réserves alimentaires. Une douzaine d’espèces animales fournissent 90 % de la protéine animale consommée mondialement et seulement quatre espèces de cultures fournissent la moitié des calories produites par les plantes dans le régime alimentaire humain. La FAO estime qu’environ trois quarts de la diversité génétique dans les cultures agricoles ont été perdus au cours de la dernière décennie. Parmi 6300 espèces animales, 1350 sont menacées ou ont déjà disparu. Selon la FAO, cette diminution rapide du patrimoine génétique est inquiétante.

La réduction de la biodiversité donne lieu à une réduction des options visant à assurer une nutrition plus diversifiée, accroître la production alimentaire, augmenter les revenus, faire face aux contraintes environnementales et à la gestion des écosystèmes. La reconnaissance, la protection et l’utilisation du potentiel et de la diversité de la nature sont critiques pour la sécurité alimentaire et l’agriculture durable. Selon la FAO, il est vital de faire des efforts globaux pour conserver les plantes et les animaux dans des banques de gènes. Mais il est aussi important de maintenir la biodiversité à la ferme et dans la nature, où elle peut évoluer et s’adapter aux conditions changeantes ou à la compétition d’autres espèces.

Le traité international de la FAO sur les ressources génétiques des plantes pour l’alimentation et l’agriculture, qui entrera en vigueur le 29 juin 2004, jouera un rôle crucial dans la conservation et l’utilisation durable des ressources génétiques des plantes et dans les efforts futurs pour en venir à une agriculture durable et à la sécurité alimentaire. La Journée mondiale de l’alimentation marque la création de la FAO le 16 octobre 1945. Elle est régulièrement observée dans environ 150 pays. Les fonds recueillis par le biais des campagnes TéléAlimentation et de sensibilisation du public, incluant des émissions de télévision, ont permis à des familles rurales dans le besoin de bénéficier de plus de 1600 projets dans 122 pays, d’augmenter leur production agricole et de mieux se nourrir.

Dans ce numéro

CHEPTEL PATRIMONIAL MENACÉ D’EXTINCTION

Rare Breeds Canada (RBC) et la Fondation canadienne des ressources génétiques des animaux de ferme (CFAGRF) ont récemment annoncé la diffusion d’information critique sur quatre des espèces d’animaux d’élevage et de volaille les plus menacées au Canada, soit la vache Canadienne, le poulet Chantecler, le dindon bronzé et le porc Tamworth. Le profil de chacune de ces races fournit des données sur l’histoire, les caractéristiques, les tendances de la population, la distribution, la génétique et les éleveurs, et des statistiques sur la race. Ces profils peuvent être consultés dans les sites web de RBC et de CFAGRF– www.rarebreedscanada.ca ou www.cfagrf.com.

La population de nombreuses races d’animaux d’élevage et de volaille diminue et est en voie d’extinction. L’industrialisation de l’agriculture et l’utilisation de races d’élevage hautement productives ont forcé certaines races qui étaient autrefois le soutien principal de l’agriculture canadienne à disparaître du marché. Environ 60 races d’animaux de ferme autrefois populaires apparaissent dans la liste « prioritaire » des races les plus menacées de RBC. Près de 40 races ou lignées de volaille sont aussi menacées.

Il y a aussi des preuves que certaines de nos races les plus populaires, cruciales à l’approvisionnement alimentaire canadien, semblent se diriger vers le même sort. La sélection et l’utilisation des lignées mâles les plus productives a réduit la diversité génétique de certaines races au point où la taille effective de la population n’est plus qu’une fraction de la population réelle. Cette perte de diversité génétique est une question troublante puisqu’elle augmente le risque de maladies reliées à la génétique chez les animaux d’élevage. La perte de la diversité génétique à l’intérieur des races et la perte de races soulèvent de sérieux problèmes reliés à la sécurité et à la salubrité alimentaire qui doivent aussi être abordés.

L’évaluation des ressources génétiques des animaux de ferme au Canada doit être basée sur une évaluation approfondie des données disponibles. Il est nécessaire de dresser le profil des races tels que ceux qui viennent d’être diffusés pour toutes les espèces indigènes d’animaux d’élevage et de volaille de façon à évaluer correctement le statut des ressources génétiques des animaux de ferme au Canada.

L’insémination artificielle augmente la production de lait

B.J. Van Doormaal et G.J. Kistenmaker, Revue canadienne de science animale Volume 83, numéro 3, septembre 2003.
Écrit par Helen Lammers-Helps, pour l’Institut agricole du Canada

Au cours des 30 dernières années, la quantité de lait produit par la vache laitière moyenne au Canada a augmenté d’un étonnant 60 %. La plus grande partie de cette augmentation peut être attribuée à la génétique améliorée résultant de l’utilisation de l’insémination artificielle (IA).

Le premier veau produit par insémination artificielle est né en 1936. Trente autres années se sont écoulées avant que l’utilisation de l’IA soit acceptée à la ferme. En 1975, la moitié des veaux nés dans les fermes laitières canadiennes étaient issus de l’IA. Dix ans plus tard, ce chiffre avait augmenté à 75 % où il se maintient depuis.

Seule la semence des meilleurs taureaux est utilisée en IA. Cette technologie permet à des taureaux d’avoir une progéniture plus nombreuse qu’en service naturel. Un taureau utilisé dans un programme d’IA peut avoir des centaines ou des milliers de filles réparties dans de nombreux troupeaux.

Ce progrès génétique a été davantage renforcé par l’évaluation de la performance des filles dans différents troupeaux. De cette façon, les vaches et les taureaux génétiquement supérieurs sont identifiés et utilisés dans des futurs programmes d’élevage.

En 1995, le Réseau laitier canadien (CDN) a été mis sur pied avec le soutien financier de l’industrie à titre de centre national d’évaluation génétique pour les animaux laitiers au Canada. CDN gère aussi un budget de recherche externe de 400 000 $ qui appuie des projets reliés à l’amélioration des animaux laitiers et menés par des centres de recherche d’un bout à l’autre du Canada. Cette combinaison de recherche appuyée par l’industrie et d’évaluation génétique assure que les besoins des producteurs laitiers canadiens sont rencontrés de façon à ce qu’ils puissent prendre les meilleures décisions en matière d’amélioration génétique », mentionne Brian Van Doormaal, directeur général CDN.

L’insémination artificielle a été la première de nombreuses technologies reliées à la reproduction qui ont mené à une amélioration génétique rapide au sein de l’industrie laitière. D’autres technologies sont à venir. « Je crois que la sélection à l’aide de marqueurs génétiques et d’autres outils servant à dresser le profil génétique d’un animal sur le plan de l’ADN seront des avancements importants dans l’avenir », déclare M. Van Doormaal. « Ces outils seront combinés aux procédures traditionnelles d’évaluation basées sur l’analyse des données de performance des filles pour augmenter la précision de la sélection et par conséquent amener les taux de gain génétique à des niveaux encore plus élevés. »

Dans ce numéro



JOIGNEZ-VOUS À LA FONDATION!

La Fondation canadienne des ressources génétiques des animaux de ferme vous encourage à joindre ses rangs et à appuyer son initiative visant à augmenter la sensibilisation et le soutien à la conservation des ressources génétiques des animaux de ferme et aux développements technologiques qui y sont reliés.

Adhésion individuelle

Or
Argent
Bronze
150.00 $
100.00 $
  50.00 $

Adhésion corporative

Or
Argent
Bronze
1,000.00 $
   500.00 $
   100.00 $

Envoyez votre chèque payable à :
Fondation canadienne des ressources génétiques des animaux de ferme
P.O. Box 3027, Brighton, Ontario K0K 1H0



Italie – ressources génétiques animales

De nombreux pays au monde se sont engagés dans des programmes visant à conserver les ressources génétiques animales. L’Italie, pour sa part, a mis sur pied un programme doté des critères et des activités suivantes :.

Critères :

Activités:

Des renseignements supplémentaires sur leurs activités sont accessibles dans le site web www.cons.dabi.org.

La Fondation canadienne des ressources génétiques des animaux de ferme protège vos renseignements personnels en adhérant à toutes les exigences législatives en matière de respect de la vie privée. Nous utilisons vos renseignements personnels pour vous offrir des services et vous tenir informés sur les activités de CFAGRF. Il se peut que nous communiquions avec vous à l’occasion pour vous informer des nouvelles initiatives de CFAGRF. Si vous désirez que votre nom soit retiré de notre base de données, il suffit de communiquer avec nous par téléphone au 613-475-2701 ou par courriel à ded@reach.net et il nous fera plaisir de répondre à votre demande.


Technologie de l’ADN et conservation des ressources génétiques

par Dr Y Liu/ Dr Pramod Mathur, Centre canadien d'amélioration du porc

La technologie de l’ADN est de plus en plus associée aux mesures de conservation des animaux d’élevage. L’ADN peut être facilement extrait de tissus, de sang ou même de racines de poils et peut être entreposé pendant de très longues périodes de temps. Les techniques deviennent plus efficaces et relativement moins coûteuses presque quotidiennement. Les échantillons d’ADN sont utilisés par les industries d’élevage pour la détection de gènes spécifiques, des tests de parenté, des tests de pureté, la cartographie génétique et l’évaluation génétique à l’aide de marqueurs, etc. Ces échantillons peuvent être conservés avec les généalogies et les relevés de performance sous forme de banques d’ADN, pour leur utilisation future dans les années à venir.

Des développements en matière de technologie génomique et de méthodes transgéniques sont aussi en cours pour développer des méthodes d’intégration fiable d’un gène ou d’un segment d’ADN dans les animaux vivants. Au stade actuel, les techniques d’ADN peuvent être utilisées pour étudier la variabilité génétique à l’intérieur et entre les populations et estimer les distances génétiques. Les techniques de phylogénie moléculaire basées sur les données de séquence de l’ADN peuvent donner un aperçu encore plus complet de la diversité des races et des animaux individuels.

Selon certains chercheurs, une des plus grandes menaces à la conservation des populations menacées est notre manque de connaissances à leur sujet. La technologie génomique est un outil puissant pour résoudre le mystère du processus de la vie et peut aider à mieux comprendre le besoin de conserver les ressources génétiques. Elle aide présentement à détecter et à évaluer les gènes qui sont trouvés dans les populations menacées mais qui disparaissent dans les populations utilisées dans l’industrie de l’élevage. Des croisements entre des races rares et utilisées commercialement sont souvent utilisés pour détecter des gènes qui affectent les caractères d’importance économique. Une fois qu’un gène d’une population menacée est séquencé, il peut être rapidement synthétisé en laboratoire même en utilisant la technologie génomique actuelle. Dans l’avenir, il pourrait fournir des moyens complètement nouveaux de conserver les populations menacées. Plusieurs pays, particulièrement en Europe, ont pris des mesures énergiques dans l’utilisation de la technologie de l’ADN mais d’autres efforts devront être faits au Canada pour tirer avantage de ce potentiel émergeant.

Ressources génétiques des animaux de ferme (Publication BSAS numéro 30)

Ce livre donne un aperçu des développements dans la conservation et l’utilisation durable des ressources génétiques des animaux de ferme. Il est basé sur des présentations effectuées dans le cadre d’une conférence sur ce sujet organisé conjointement en Grande-Bretagne par la Société de science animale, le ministère de l’Environnement, de l’Alimentation et des Affaires rurales, la Fiducie des races rares et la Fiducie du porc.

On retrouve dans ce document : La conservation des ressources génétiques des animaux de ferme, une vue globale; La conservation des ressources génétiques animales, une perspective européenne; La conservation des ressources génétiques animales à la ferme, une vue nationale; L’évolution de la banque de gènes patrimoniaux dans la fiducie ovine – la conservation des races indigènes traditionnelles qui sont exploitées commercialement, adaptées à l’environnement et contribuent à l’économie des communautés rurales; La politique du gouvernement britannique sur la conservation des ressources génétiques animales; La variation génétique à l’intérieur et entre les populations animales; La gestion des populations à risque; Les expériences avec la conservation des plantes; La gestion des ressources génétiques dans des populations sélectionnées et conservées; La valeur de la cartographie génétique pour la conservation des animaux d’élevage; La conservation de la génétique du bétail du RU, des molécules à la gestion; Le rôle des biotechnologies de la reproduction – perspective globale, méthodes actuelles et taux de succès; Le rôle des méthodes nouvelles et actuelles en technologie de la semence pour la conservation des ressources génétiques; Les ovocytes et la technologie de reproduction assistée; L’intégration du clonage par transfert nucléaire dans la conservation des ressources génétiques animales; Les stratégies de biosécurité pour la conservation des ressources génétiques animales; Le rôle des races rares et traditionnelles dans la conservation – le projet de l’animal au pâturage; L’utilisation de techniques génétiques moléculaires – une étude de cas sur le porc ibère; Les races rares au RU – une analyse génétique de la population et les implications pour une conservation appliquée; Une histoire à succès pour la conservation au RU – le bétail Longhorn

une étude de cas; La conservation des ressources génétiques animales – la liste des priorités des races de bétail britanniques et irlandaises.

Dans ce numéro

SOURCES D’INFORMATION

La Fondation a une grande variété de « Sources d’information » disponibles à la fois en anglais et en français pour les particuliers et les entreprises.

Préserver la diversité génétique des animaux de ferme dans le monde de haute technologie d’aujourd’hui (04/02)

Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-1

Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-2

Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-3

Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-4

Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-5

Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-6

Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-7

Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-8

Adhésions des membres

Le besoin pour une politique canadienne en matière de génétique animale (01/03)

Préserver la diversité génétique des animaux de ferme dans le monde de haute technologie d’aujourd’hui (01/03)

Conservation des ressources génétiques animales (02/03)

Les sources d’information ci-dessus peuvent être obtenues auprès de la Fondation, P.O. Box 3027, Brighton, Ontario
K0K 1H0.


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