|
Rédacteur: Mike Nowosad |
Sur Ia scène de Ia conservation du patrimoine génétique Bulletin d'information
de la Fondation canadienne |
Volume 3-1 |
| Winter
2006 |
||
J’aimerais profiter de cette première occasion pour remercier Roger Buckland pour l’immense effort qu’il a consacré aux objectifs de la Fondation au cours des dernières années. Sans ses efforts, nous n’aurions pas un Centre de ressources génétiques animales et nous n’envisagerions pas que cette initiative puisse se développer en un vrai programme national.
Je continuerai de me fier aux sages conseils de Roger dans plusieurs aspects reliés aux ressources génétiques animales. Pour utiliser une analogie à la pêche que Roger appréciera sans doute, je ne le laisserai pas se décrocher complètement.
Bien sûr, je me dois de mentionner toute l’équipe qui a contribué à ce succès, tous les administrateurs de la Fondation qui y ont consacré beaucoup d’efforts. Aux administrateurs Hunton, Cheng, Guenter, Huggard, Wilson, Lawrence, Nowosad, Patterson, Mathur, Vink, Chesnais et Lister, merci pour tous vos efforts et votre appui. J’aimerais particulièrement remercier ici Don Shaver et Jim Dalrymple pour leur contribution
Notre travail à la Fondation n’est pas terminé. Tel que Roger le mentionne dans son article au sujet du Comité consultatif, la Fondation doit continuer à sensibiliser et à rechercher l’appui de l’industrie et du grand public, et à appliquer de la pression là où c’est requis pour assurer que la vision d’un programme national ayant pour but de préserver les ressources génétiques animales est réalisée. Je ne crois pas qu’elle sera atteinte sans l’intervention continue de la Fondation. L’engagement de l’industrie sera toutefois aussi requis pour que le gouvernement tienne compte des questions en cause. Nous devons travailler fort pour que toutes les industries agricoles animales du pays s’impliquent dans le processus.
J’anticipe un avenir productif et la croissance du centre de Saskatoon, associés aux efforts déployés dans l’ensemble du pays.
Steve Moore, président
Fusions chez les producteurs de volaille
Programme canadien de ressources génétiques animales
Un message de Roger Buckland
Lacombe - La première race d,animaux d,élevage développée au Canada
Progrès mondial dans la conservation des ressources génétiques animales

À la fin de 2005, Hendrix Genetics, basé aux Pays-Bas, a annoncé la signature de l’entente finale visant à fusionner les producteurs contrôlés par ISA (en France) et ceux précédemment contrôlés par Hendrix. Ces marques maintenant exploitées par Hendrix incluent Bovans, Hisex, Dekalb, Shaver, Babcock et ISA. Il y a vingt ans, ces compagnies étaient toutes exploitées séparément.
Les autres marques de pondeuses disponibles (qui, avec Hendrix, comptent probablement plus de 95 % des pondeuses au monde) sont Hy-Line, H&N et Lohmann, toutes propriété du groupe Wesjohann en Allemagne.
En 2005, Wesjohann est aussi devenu propriétaire d’Aviagen, un important producteur de poulets et de dindes à viande. Aviagen contrôlait les marques Ross et Arbor Acre alors que Wesjohann contrôlait la marque de poulets à viande Lohmann-Indian River. Aviagen possédait aussi Nicholas Turkeys et a ensuite acheté British United Turkeys, deux des trois seuls éleveurs de dindes au monde. L’autre est Hybrid, basé au Canada, qui demeure propriété de Nutreco, basé aux Pays-Bas.
So the world’s commercial poultry are now bred by only five companies. Such concentration must inevitably lead to loss of genetic diversity, resulting from both common origin of seed stock within each sector, and similarity of selection objectives at the foundation stock level. Even conservation of today’s germplasm would be a useful insurance against further breeder concentration in the future.
PROGRAMME CANADIEN DE RESSOURCES GÉNÉTIQUES ANIMALES (RGA)
Ce programme est en cours d’élaboration au centre de Saskatoon et dans l’ensemble du Canada avec les développements suivants :
Le Centre du Programme canadien de ressources génétiques animales (RGA) sera exploité par l’université de la Saskatchewan et impliquera le Collège d’agriculture, le Département des sciences animales et aviaires et le « Western College of Veterinary Medicine ».
Les objectifs du programme sont de :
• accroître la compétitivité de l’industrie
canadienne du bétail et de la volaille par l’évaluation
du statut de la diversité génétique,
• développer la capacité et les stratégies optimales
pour la conservation du RGA,
• développer les technologies et les outils de cryopréservation,
• promouvoir la conservation du RGA,
• intégrer les activités canadiennes aux activités
mondiales, particulièrement la FAO et les É.-U.
Les professionnels embauchés ou à être
embauchés sont les suivants :
• Scientifique en cryobiologie
• Scientifique en physiologie (gamète/embryon)
• Spécialiste en diversité génétique
• Spécialiste en conservation aviaire
• Spécialiste en génétique quantitative
Il y aura également plusieurs techniciens et un programme de gestion de la base de données.
Les acquisitions seront effectuées en fonction des lacunes (géographie/ caractères recherchés), des races développées au Canada, du matériel génétique d’élite, du matériel génétique avec des caractères fortement recherchés pour régler les problèmes actuels de production. Les acquisitions seront faites auprès de l’industrie et des centres d’I.A., des producteurs individuels et de Rare Breeds Canada.
Un comité consultatif sera mis en place pour donner des conseils sur la direction et les priorités de recherche et sur les autres questions en cause.
Les activités du Programme national incluront les plantes, les animaux et les microbes. Il y aura plusieurs emplacements au Canada. Ce programme sera en lien avec les programmes présentement développés dans le monde entier sous la direction de la FAO.
Le programme sera dirigé par Dr Ken Richards, directeur de la recherche.
MERCI HANS!
La Fondation a apprécié la participation de Hans Vink au cours des dernières années en tant que représentant des Producteurs laitiers du Canada. Sa contribution et son engagement ont été très utiles dans l’évaluation des besoins du secteur animal et aviaire et la conservation des ressources génétiques existantes.
La Fondation souhaite la bienvenue à Michael Hall comme nouveau représentant des Producteurs laitiers du Canada!
Au moment où je me retire de la présidence de la Fondation, je veux remercier tous les administrateurs pour leur appui et leur travail, et tous les membres pour leur soutien continu sans lequel la Fondation ne pourrait fonctionner. Grâce au travail infatigable de Don Shaver comme président honoraire et à l’appui de collègues à Agriculture et Agroalimentaire Canada, particulièrement Dr Steve Morgan Jones qui a siégé avec moi comme coprésident du comité directeur qui a développé le plan d’affaires, le Canada a maintenant un Programme de ressources génétiques animales. Il y a deux ans, le Canada n’avait pas un tel programme. Plusieurs personnes ont travaillé fort pour qu’il soit mis sur pied rapidement, ce dont les secteurs canadiens du bétail et de la volaille sont très reconnaissants.
Le programme canadien de ressources génétiques animales est un programme d’AAC dont l’administration centrale est située sur le campus de l’université de la Saskatchewan en collaboration avec ses facultés d’agriculture et de médecine vétérinaire. Le plan d’affaires prévoit une structure de noyau (université de la Saskatchewan) et de rayons, ces derniers étant des partenaires des secteurs public et privé canadiens. Jusqu’à maintenant, AAC a acheté différentes pièces d’équipement et est sur le point de combler trois nouveaux postes consacrés au Programme des ressources génétiques animales.
Au moment où nous envisageons l’avenir, le comité directeur a terminé son travail et AAC, en collaboration avec la Fondation, mettra sur pied un comité consultatif selon le modèle du « National Focal Points », tel que recommandé par la FAO. Ce comité consultatif sera composé de représentants de l’industrie, du monde universitaire et du gouvernement. Son rôle sera de s’assurer que les liens entre les utilisateurs et le Programme canadien des ressources génétiques animales sont solides.
En terminant, merci à vous tous pour votre appui et beaucoup de succès à votre nouveau président Steve Moore.
Roger Buckland, président sortant
LACOMBE
– LA PREMIÈRE RACE D’ANIMAUX D’ÉLEVAGE
DÉVELOPPÉE AU CANADA!
En 1957, des milliers de producteurs de porcs de l’Alberta, de la Saskatchewan, du Manitoba et de l’Ontario ont fait la demande pour recevoir un des 50 groupes d’élevage d’une nouvelle variété de verrats connue sous le nom de « Lacombe ». La Lacombe était la première race d’animaux d’élevage développée au Canada et le produit de dix ans de recherche sur l’élevage de porcs effectuée par Dr Howard Fredeen et le regretté Dr J.G. Stothart à la ferme expérimentale du ministère canadien de l’Agriculture à Lacombe.
Les producteurs de porc canadiens avaient hâte d’avoir accès à des meilleurs verrats hybrides semblables à ceux qui étaient disponibles en Europe. Comparativement aux verrats Yorkshire, qui était alors la race dominante, les verrats Lacombe se développaient plus rapidement, étaient plus gros à la naissance et au sevrage et la qualité de leur viande était meilleure. À cause du nombre limité d’animaux disponibles, il a été déterminé que le tirage au sort était la façon la plus juste de distribuer les verrats à des producteurs de porcs qualifiés.
Ce fut une journée excitante pour les producteurs favorisés par le tirage au sort qui ont reçu des verrats Lacombe. Même s’ils ont été distribués dans l’ensemble du Canada, le premier nom pigé a été celui de Kurt Preugschas, un producteur de porc de l’Alberta. Depuis ce temps, des porcs Lacombe sont produits à la ferme familiale Preugschas et Peak Swine Genetics Inc., la compagnie d’élevage fondée par Kurt Preugschas et ses deux fils Jurgen et Walter, est la seule compagnie d’élevage au Canada qui produit encore des porcs pur sang Lacombe.
(Dawn Lus, Alberta Livestock Industry Development Fund)
PROGRÈS MONDIAL DANS LA CONVERSATION DES RESSOURCES GÉNÉTIQUES ANIMALES
Avec une population mondiale toujours en croissance sur une superficie de terre arable en décroissance, la productivité globale doit augmenter pour satisfaire les besoins grandissants. Dans les pays développés, les forces du marché ont favorisé des races améliorées, laissant de côtés les races moins performantes. Par contre, dans les pays en voie de développement, l’introduction de races « améliorées » a généralement échoué tout en laissant les races indigènes menacées à cause de croisements effectués sans discernement. Dans les pays développés, les races ont tendance à être évaluées sur la base des exigences du marché, alors que celles dans les pays en déve-loppement sont soumises à des critères autres que la commercialisation.
Les intervenants internationaux, nationaux et régionaux, et les collègues professionnels dans le domaine des ressources génétiques animales ont travaillé intensément à mettre à mettre en place toutes les dispositions nécessaires pour que la présentation des rapports sur l’État des ressources génétiques animales soit un succès. À la suite de la rencontre du groupe de travail intergouvernemental de la FAO en septembre 2000, le secrétariat et une équipe de base de professionnels du monde entier ont investi énormément de temps et d’efforts pour préparer la documentation et les autres outils nécessaires à la forma¬tion de la main d’œuvre à tous les niveaux. À la fin de février 2001, un atelier de formation composé de formateurs du monde entier a été mis sur pied au siège social de la FAO à Rome, en vue d’établir un groupe de professionnels AnGR exceptionnels qui aideront les pays à préparer leurs rapports, analyseront la situation mondiale et prépareront le premier rapport sur l’État des ressources génétiques animales.
Une étape importante a été l’émission d’une lettre d’invitation formelle à l’intention des nations et des organismes membres par le directeur général de la FAO. Une « lettre circulaire d’état » officielle a été envoyée à 180 nations membres, à un organisme membre (UE) et à certaines nations non membres de la FAO, telles que la Russie, la Biélorussie, l’Ukraine et la Yougoslavie. Les gouvernements ont été invités à participer à la préparation de l’État des ressources génétiques animales mondiales, par le biais d’une évaluation des ressources génétiques animales nationales sous la forme de rapports nationaux, en utilisant les directives approuvées. Tel que l’a exprimé le directeur général de la FAO, les rapports devraient constituer un document gouvernemental officiel, qui identifiera clairement les priorités nationales et définira un plan d’action pour l’utilisation renouvelable et la conservation des ressources génétiques des animaux de ferme.
La Commission sur les ressources génétiques pour l’alimentation et l’agriculture a insisté pour que le processus de l’État mondial des ressources génétiques animales soit dirigé par les pays, ce qui exigera un engagement politique, financier et humain total de la part des gouvernements et des intervenants nationaux.
Le directeur général de la FAO a fermement assuré les nations membres que le secrétariat était disposé à coordonner l’appui des donneurs et à aider les nations membres à établir leur évaluation nationale lorsque requis. Le directeur général de la FAO a aussi demandé la participation des nations pour que l’évaluation globale soit complétée selon l’échancier établi.
En réponse à l’invitation mentionnée précédemment, jusqu’à maintenant plus de 50 nations membres ont confirmé leur participation à la préparation du premier rapport sur l’État des ressources génétiques animales mondiales et ont fourni les détails sur le titre officiel et l’adresse de l’autorité nationale désignée comme responsable de la coordination du processus préparatoire en collaboration avec la FAO.
Il est entendu qu’un tel engagement exige un soutien financier adéquat. C’est pourquoi la FAO y alloue une partie substantielle du budget du programme régulier qui doit être complété par des ressources extra-budgétaires. Le secrétariat travaille en étroite collaboration avec les pays et les organismes afin de garantir des fonds pour le projet de base. Mentionnons ici que l’aide financière et technique fait partie d’une initiative mondiale visant à renforcer les capacités nationales en vue de préparer les rapports nationaux sur les ressources génétiques animales.
L’objectif le plus important du processus est de déveloper des capacités nationales et de promouvoir la coopération régionale et internationale en vue de l’intensification durable des systèmes de production des animaux d’élevage au niveau national.
Le processus accroîtra l’utilisation et le développement sages des ressources génétiques animales adaptées localement dans des pays cibles, tout en considérant les contraintes et les possibilités à exploiter dans un secteur d’animaux d’élevage d’un pays sollicité par des exigences alimentaires croissantes, un climat en changement, un statut de maladie et des technologies.
Document fourni par Dr Donald Shaver O.C., et par la FAO.
La Fondation canadienne des ressources
génétiques des animaux de ferme protège vos renseignements
personnels en adhérant à toutes les exigences législatives
en matière de respect de la vie privée. Nous utilisons vos
renseignements personnels pour vous offrir des services et vous tenir
informés sur les activités de CFAGRF. Il se peut que nous
communiquions avec vous à l’occasion pour vous informer des
nouvelles initiatives de CFAGRF. Si vous désirez que votre nom
soit retiré de notre base de données, il suffit de communiquer
avec nous par téléphone au 613-475-2701 ou par courriel
à ded@reach.net et il nous fera
plaisir de répondre à votre demande. |
SOURCES D’INFORMATIONLa Fondation a une grande variété de « Sources d’information » disponibles à la fois en anglais et en français pour les particuliers et les entreprises. Préserver la diversité génétique des animaux de ferme dans le monde de haute technologie d’aujourd’hui (04/02) Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-1 Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-2 Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-3 Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-4 Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-5 Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-6 Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-7 Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-8 Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-9 Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 1-10 Sur la scène de la conservation du patrimoine génétique 2-1 Le besoin pour une politique canadienne en matière de génétique animale (01/03) Conservation des ressources génétiques animales (02/03) Les sources d’information ci-dessus peuvent être
obtenues auprès de la Fondation, P.O. Box 3027, Brighton, Ontario
|
